-xXx-Lady_Clau-xXx- Modérateur


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Posté le: 15/04/2005 18:34 Sujet du message: Ma jolie poupée -Lecteur Avertis- |
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Oh ma poupée, si j'avais su dès le début ! Mon enfant, mon bébé, ma tendre petite poupée...
Je te faisais prendre ton bain, comme d'habitude, tous les jours, tu étais si calme, je t'aimais. Oui je t'aimais ! A tous les repas tu ne disais rien, me fixant toujours, j'étais si heureuse de t'avoir, mon bébé ! Je ne te sortais pas, le soleil t'aurais fait du mal, et les gens n'aurait pas compris. Tu n'étais qu'à moi, mon enfant, rien qu'à moi. Les regards des autres étaient mauvais pour toi, ils t'auraient prise, et moi je serais restée seule, dans mon petit appartement. Je faisais des cauchemards la nuit. Je ne pouvais plus supporter ça ! Des cauchemard, où je te faisais du mal ! Jamais je ne te ferais du mal, ma douce enfant, à moi. Tu étais toujours si calme, dans ton lit, un vrai ange qui dort. J'aimais cette vision, comme je t'aime toi. Tu ne bougeais pas, je restais des heures à voir ton petit corps perdue dans l'immense lit que je t'avais fais.
Si j'avais su ! Je ne me serais pas cassée en deux pour toi ! Oh mon amour, pardonnes-moi, si j'avais su ....
Tous les jours, je voyais ton expression triste, me persecutant, mais Il me diasit que tu allais bien, que tu étais enfin heureuse, alors je Le croyait. Etais-tu vraiment heureuse ? Tu ne me disais jamais rien, ton silence me pesait tellement, j'ai cru devenir folle. Heureusement Il était là, toujours auprès de moi. Il me réconfortait, je L'aimais, peut-être Lui aussi. J'aimais tes petites robes de poupée, à froufrous, à rubans. J'aurais aimée être comme toi pendant mon enfance. Tu avais une peau blème, tellement blème. Je te maquillais, pour que tu es l'air heureuse, avec des couleurs chatoyantes. Tes petites mains étaient toujours dans les miennes, j'essayais de te faire bouger, dans des rythmes de musique, mais tu ne bougeais jamais. Je pensais que tu avais une maladie ... Ton odeur était une putréfaction, j'étais obligée de te laver trois fois par jours, sinon l'appartement sentais mauvais. D'où pouvait venir cette odeur ?! Il me disait que c'était normal, ça faisait parti de l'histoire, du stade. Heureusement, oh ! Heureusement qu'Il était là ...
Si il n'avait pas été là, je n'aurais jamais su ... Mais si il me l'avait dit avant ! Je regrette, tellement, tellement ...
Le jour où j'ai tout découvert, tu étais allongée sur ton lit, comme d'habitude, tu ne bougeais pas. Je ne me posais jamais de questions à ce sujet là, pourquoi ai-je été si bête ?! Il me disait tout le temps que tu étais mieux comme ça, toujours ! Je ne pouvais pas imaginer ce que je te faisais vivre. Et moi qui prenais soin de toi, ma douce poupée; comme je t'aimais ! J'aurais pris soin de toi toute ma vie si il le fallait ! Mais tu n'aurais jamais bouger ... Ce jour là, je ne le savais pas encore. Je t'avais mis dans ton bain, comme tous les matins, et te chantais une chanson, comme une vraie mère. Je faisais à manger, pensant à toi dans ton bain. Puis, comme toujours, Il me disait que c'était bon, que tu pouvais sortir. Enfin, que je pouvais te sortir. Alors, je le faisais, t'enroulant dans une serviette. J'allais sur mon lit, pour te bercé contre moi. Je pense m'être endormis, à ce moment là. Les cauchemards on recommencer, mais cette fois Il était là, il me disait de prendre cet oreiller, de t'étouffer avec, de te l'enfoncé dans la gorge. Tu étais malade, je ne pouvais pas le faire. Mais Il a toujours raison, tu te sentirais mieux après. Alors je l'ai fait, je t'ai étouffée avec ton oreiller. Les gargouillis venant de ta gorge en sang me faisaient tellement de bien ! C'était le bruit de ta libération, le glas de ma perte. Perte de raison.
Oh ma chérie, si j'avais su que je t'aurais tuée, jamais je ne l'aurait écouter, mais Il a raison, tu te sens mieux là-haut ...
Je me reveillais, et te regardais. Tu n'étais plus, à mes yeux, ma douce poupée, mon tendre enfant. Tu n'étais qu'un cadavre pourrissant un peu plus chaques jours. Ta peau commençait à partir en lambeau, verdâtre. Comment ne l'ai-je pas remarqué ?! Peut-être sous le maquillage que je t'avais mis, ça ne se voyait pas ... Et tes yeux, c'était une horreur ! Il me fixaient, menaçant, vide de vie, poisseux, putrides. Je te jettais par terre, entendant les os de ton cou craquer. Je n'en pouvais plus, j'allais vomir ... Comment ai-je pu tuer ma fille ?! Ma seule lueur d'espoir, ma seule raison de vivre. Je ne me comprends pas ... Ce jour-là, Il m'a dit de t'enterrer, alors je l'ai fais. Je t'ai enterrée, sous l'arbre que tu aimais. Il a raison, je ne pouvais plus te garder. Je revenais dans l'appartement, avec cette constante odeur de pourrie qui venait de ta chambre. J'allais changer tes draps, ou les brûlés, quand je soulevais la couverture, des tas de cafard jaillir, partant dans tous les sens. Je ne puis retenir mes cris, des cris d'horreur mais aussi je déséspoire.
Maintenant, ici, je suis bien. Je suis dans une chambre qui sent bon, aucune odeur de pourriture. Je ne pense plus à toi, sauf dans mes rêves. Je ne te vois plus, je t'ai presque oublier. mais cette image me hante, ton lit, rempli de cafard. Je me suis creuvée les yeux, mais ça n'a rien changer. Je ne sais même pas où je suis, je n'entends que les craquements de tes os, la dernière chose que j'ai de toi. Je suis sourde au appels des gens, tu me hantes, tu me fais regretter. Je ne vois plus, je n'entends plus, jusqu'où cela va-t-il durer ?! _________________ ŧu Es Le SoLeiL De Mes JouRs GriS , Lα Luиe Qui ÉclαiRe Moи CoEuR Kαи Il Fαiŧ ŧroP иoiR .
Jŧ'αimαis, Jŧ'αime Eиcore, Jpense Ke Jvα ŧ'αimer Pour La V |
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