aubert Invité
|
Posté le: 19/03/2005 14:17 Sujet du message: Poésie |
|
|
MESSAGE
Venu de la lumineuse nébuleuse,
Ou tu n'avais ni froid, ni chaud,
De retour sur cette terre,
Dans sa course ténébreuse,
Où la plupart des locataires,
Oublient qu'ils dépendent d'en haut.
Matérialisé par ta naissance,
Cheminant vers l'adolescence,
Sous leur seule dépendance,
Altérant tes sens, ta clairvoyance
Et la pureté de ton innocence.
A ton initiation aux six voyelles,
Occultant les données essentielles,
T'asssociant au conventionnel,
Privilégiant le subjectif, le rationnel,
Te propulsant dans la torpeur,
Le doute le flou, la crainte la peur;
Canalisant à leur guise, tes émotions,
Pour te garder, sous leur domination.
Accéder à la connaissance,
Objectif de ta renaissance,
Dans la mouvance de l'esprit, la quête du savoir,
Le sens de l'équité, du droit et du devoir,
Ta mission dans l'action, se dessine,
Entre dogme et liberté, tu détermines,
Hésites,
Résistes,
Subsistes,
Persistes,
De multiples voies, s'offrent à toi,
De ton enseignement, dépend ton choix,
La recherche de l'unique vérité,
Symbolisme, mythe ou réalité,
La stabilité de ton intégrité,
La recherche de ton identité.
Balloté, bousculé,tiraillé, entre :
Le vrai, le faux
La réalité, le rêve,
Le juste, l'injuste,
L'illusoire, le sincère,
Le respect, le mépris,
La crainte, la peur,
L'amour, la haine,
Les mots, les sanglots,
La parole, le silence,
L'inconstance, l'indifférence.
Tu navigues sans repère, ni boussole,
Dans cette jungle il n'y a plus de pactole,
Les dés sont jetés,
Les atouts bien en mains,
Il n'y a pas de fatalité,
Les mêmes ont toujours faim.
Amitié, fraternité, solidarité,
L'amour a-t-il existé !
L'obésité n'est pas signe de grande légèreté,
Un creux d'estomac et l'esprit est affuté.
Entre le ventre et l'esprit,
C'est le choix qui suffit,
Les pouvoirs de la connaissance,
Les plaisirs de la jouissance.
Entre le spirituel et le matériel,
Le choix du but est l'essentiel,
Être grand, avoir titres et ambitions,
Le salut peut être dans une autre dimension.
L'oisiveté de ta trépidante jeunesse,
Une chance d'accéder à la sagesse !
Sois l'artisan de ta propre vie,
Modèle-la à ta guise tes fantaisies,
La vie que l'on a, est celle que l'on se donne,
Rejette les préjugés, l'endoctrinement les dogmes.
La liberté ne s'exprime que dans la clarté,
L'analyse constante, le choix conscient, l'intégrité.
De la rigueur de la vérité je n'ai fait allusion,
Être et exister en ce monde fait d'illusion,
Honnèteté, probité, humilité,
Sacrifiées sur l'autel de la vanité,
Être ou apparaitre,
Se réaliser ou disparaitre.
L'escargot porte sa maison sur son dos,
Comme lui, allège ton bardat, ton fardeau.
Regarde-les, mon frère,
Regarde, ils sont fièrs !
Ils ont oublié le cycle des saisons,
Ils s'entassent dans les maisons,
Ils ont abandonné les terres de labour,
S'agglutinent dans les masures des faubourgs.
Entre la quête, la main tendue et celle de l'esprit,
Le choix se situe entre la dignité et le mépris.
Attendant ce que tu crois avoir droit,
La nature reprend toujours ses droits,
Progresser vers le but est pour toi le fardeau,
Et la vie ne fait pas toujours de cadeau.
Gagner ton pain à la sueur de ton front,
Contre toi tous les pouvoirs font un front.
Le travail est l'amour rendu visible,
L'amour des plaisirs à ton être est nuisible.
Si de son travail l'homme s'embellit,
A travailler jamais l'ouvrier ne s'est enrichi,
Vendre son temps, sa jeunesse, sa force sa vie,
Le travail qui grandit l'homme souvent ne le nourrit.
Travailler pour vivre est un droit naturel,
L'ériger en système est leur loi criminelle,
Maillon d'une même chaîne la fatalité n'existe pas,
Ce n'est pas par hasard qu'ils veulent te mettre aux pas.
De la première traite ils en ont tiré profit,
L'économie en est le résultat et le produit;
Développement économique source de progrès,
Être l'esclave du même système, où en est l'intérêt,
Quand l'ouvrier, dans l'effort et le dénuement, trépasse,
Les profits, les intérêts dans leurs banques, s'entassent.
A quoi servent les progrès techniques,
Quand, dans sa folie, on sacrifie l'éthique.
Modifier son cadre de vie, son environnement,
S'obstinant dans le même comportement,
Sacrifiant l'homme, le détournant de sa mission;
Le privant du bénéfice des bienfaits de la création.
Se gargariser de mots ventant la maîtrise,
Quand dans sa rigueur, la nature se réalise,
Alors qu'en toute logique, elle reprend ses droits,
Projetant l'homme dans la consternation, l'effroi.
Maîtriser ses propres énergies, son environnement,
En harmonie avec la nature, est le dénouement,
" Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme, "
Tchernobyl en ce domaine, est la sonnette d'alarme.
L'apocalypse est au seuil de notre porte,
Dans sa furie, la nature nous emporte.
IL s'introduira la nuit comme un voleur,
Et ta fortune, n'aura plus de valeur.
Le salut sera pour toi dans ta maîtrise,
Canalise en toi, le feu qui sacralise;
Une troisième voie peut être la solution,
Mets-toi en quête de la vraie dimension.
AR |
|